Bas-fonds du baroque exposition 12 mars 201512 mars 2015 Jean-Marc Foulquier Laisser un commentaire Les bas-fonds du baroque, la Rome du vice et de la misère est une exposition étonnante qui mérite la plus grande attention. Qu’est-ce que Les bas-fonds du baroque De tout temps, les artistes ont visité Rome, soit à l’occasion du Grand Tour, voyage obligé des artistes pour admirer les oeuvres de leurs aînés, soit pour y travailler à la décoration des palais et des églises. Ces confrontations donnèrent naissance à des oeuvres sublimes qu’on ne cesse de visiter et d’admirer. Mais ce qu’on sait moins, c’est qu’à côté du luxe et des fastes de ces milieux privilégiés, s’agitait tout un monde interlope dans des lieux mal famés que fréquentèrent certains artistes. Pour mémoire, c’est dans un de ces petits bouges que Caravage tua l’un de ses adversaires de jeu (1606) et dut s’exiler. Mais, curieusement, Caravage est le grand absent de l’exposition. Qu’à cela ne tienne, dans cette exposition Les bas-fonds du baroque, ce sont ainsi 70 tableaux majeurs peints à Rome par des artistes italiens, français, hollandais, flamands, allemands et espagnols, qui sont exposés. Les peintres du XVIIe siècle ont donc aussi illustré ces lieux sombres et inquiétants, peuplés de voleurs (Les Tricheurs, de Pietro Paolini), de prostituées (Vue de Rome avec une scène de prostitution de Le Lorrain), d’hommes ivres ou menaçants, de voyantes (Joueurs de dés et diseuse de bonne aventure de Nicolas Regnier), de sorciers, de mendiants (Le Mendiant de Jusepe de Ribera), de miséreux. C’est la face cachée de la Rome idéalisée. Ce sont ces toiles qu’expose le Petit Palais, exposition qui fut présentée à Rome, nous vous en parlions. Signalons que cette magnifique exposition est concue dans le cadre du partenariat Paris-Rome, en collaboration par l’Académie de France à Rome – Villa Médicis et le Petit Palais. Les représentations artistiques des bas-fonds du baroque Au-delà du côté « voyeur » qu’on pourrait trouver dans cette exposition Les bas-fonds du baroque, il faut bien se rendre compte de l’importance de ces témoignages artistiques. Non seulement, ils nous révèlent une face cachée de Rome, toujours intéressant sur un plan historique, mais surtout, c’est sur le plan artistique que l’exposition prend tout son intérêt. En effet, sur les toiles, les miséreux ont remplacé les dieux de la mythologie ou les grands personnages illustres. Pour ce faire, les artistes ont adapté leurs techniques aux sujets. On découvre ainsi des jeux de lumière nouveaux, des contrastes forcés, des cadrages serrés. Les sujets inhabituels poussèrent les artistes à des représentations innovantes. Informations pratiques de l’exposition Les bas-fonds du baroque Jusqu’au 24 mai 2015 Adresse Le Petit Palais Avenue Winston Churchill 75008 Paris Accés Métro: lignes 1 et 13, station Champs-Elysées Clémenceau RER : ligne C, station Invalides ; Bus : 28, 42, 72, 73, 80, 83, 93. Vélib’-Autolib’ : Avenue Dutuit Horaires Du mardi au dimanche de 10h à 18h, Fermé le lundi et certains jours fériés Nocturne le vendredi jusqu’à 21h Tarifs Plein tarif : 11€ Tarif réduit: 8€ Gratuit jusqu’à 17 ans inclus Site officiel du Petit Palais Chercher un hôtel à Paris Hôtels autour du Petit Palais
Exposition Giacometti, la sculpture à la Galleria Borghese à Rome 5 février 201423 mars 2014 Jean-Marc Foulquier Laisser un commentaire Etonnante et magnifique exposition à la non moins magnifique Galleria Borghese à Rome. Vous connaissez la Galleria Borghese, cet édifice créé par Scipion Borghese pour y abriter ses collections d’art, auxquelles se sont ajoutées d’autres collections par la suite. On y trouve des artistes les plus représentatifs de l’art, comme Caravage, Cranach, Lotto, Antonello da Messina, Raphaël, Rubens, Titien, Véronèse, etc. Parmi les sculpteurs, on y retrouve quelques sculptures antiques, grecques et romaines, mais essentiellement Canova et Bernini (Le Bernin), illustrant ainsi l’apothéose de la sculpture post Renaissance. La Galleria Borghese est déjà un musée qui se suffit amplement à lui-même, une référence à Rome. Or, une exposition vient compléter les oeuvres exposées, intitulée Giacometti, la sculpture. En enjoignant des oeuvres modernes de Giacometti aux autres oeuvres de ses prédécesseurs, c’est une suite étonnante mais logique qui nous est donnée d’admirer, une confrontation des changements artistiques à travers le temps, une évolution des concepts et des principes, un témoignage des bouleversements des époques.. 40 oeuvres de Giacometti viennent provoquer la curiosité et le dialogue. Ainsi, on peut imaginer un parrallèle entre Pauline (allongée) par Canova et Femme couchée qui rêve par Giacometti, entre Enée et Anchise par Bernini et l’Homme qui marche de Giacometti, entre les basaltes sombres de la salle égyptienne et la Femme qui marche, noire et mystérieuse, par Giacometti, entre le David de Bernini, tout en mouvement et L’homme qui chavire de Giacometti, tout en déséquilibre. C’est un parcours passionnant qu’a réalisé la Galleria Borghese, décidément l’un des musées incontournables de Rome. Exposition Giacometti, la sculpture du 5 février au 25 mai 2014 Galleria Borghese Piazzale Scipione Borghese, 5 00186 Roma Mon conseil : Réservation obligatoire Se présenter dans la file d’attente 30mn avant l’heure fixée du rendez-vous